Interview Human of Le Village by CA PCA : Norah Luttway, fondatrice de la startup NOLIJU

Noliju est une startup spécialisée dans les vêtements activewear pour toutes les “championnes” du quotidien. Fondée par Norah Luttway, Noliju est une marque française écoresponsable qui répond aux besoins des femmes actives, qui veulent courir dans des vêtements de sport confortables , techniques et qui correspondent à leur style.

Une interview à retrouver en format podcast ici !

Une entreprise qui s’adresse à toutes les championnes du quotidien ?

“J’ai créée la marque NOLIJU, qui signifie “No Limit Just You”, et qui s’adresse aux nombreuses femmes qui se déplacent au quotidien.

L’objectif de la marque et de la startup est d’accompagner la femme dans toutes ses multiples vies en lui apportant des vêtements “techniques”, c’est à dire respirants, confortables, dans lesquels elle peut aussi bien faire du sport, qu’aller chercher ses enfants à l’école ou encore aller au travail.

Le vêtement est à la fois suffisamment élégant et technique pour convenir à une vie de “chamionne du quotidien”.

Noliju a été créé il y a 5 ans maintenant

“J’ai quitté mon job de directrice marketing dans le prêt-à-porter pour créer cette structure. J’ai ressenti un besoin. Je courais beaucoup : 10 km , semis puis préparation marathon qui demandait davantage de temps… Je courais non stop entre le bureau, l’école des enfants, et le stade pour les entraûnements.

C’est le regard et les réflexions sur mon look (mon fils en premier!) qui m’ont fait prendre conscience de l’opportunité d’exploiter ce créneau manquant.

J’ai donc créée Noliju en 2016 avec un postulat de base qui n’a pas changé : 100% Europe que cela soit au niveau des tissus (oirigine France et Italie) comme au niveau de la fabrication ( origine Portugal et France).”

L’importance des valeurs écoresponsables dans le textile

“Une tendance qui s’est renforcée avec la crise sanitaire actuelle mais qui fait partie de mon adn. En effet, j’ai bossé dans le prêt-à-porter, et il y avait beaucoup tde sourcing lointains. J’avais cette volonté de faire les choses bien, et de bien connaître mes fournisseurs. J’ai voulu dès le début mettre en place un sourcing tissus et fabrication 100% europe. Mes dernières collections étaient 100% made in France.”

Noliju, une DNVB (Digital Native Vertical Brand) qui s’adresse directement à ses communautés.

“On a des consommatrices que l’on appelle les “nolijettes” qui sont impliquées (questionnaires, tests et choix des produits, préventes…).

J’ai également des “ambassadrices”. J’utilise les réseaux sociaux avec un spécificité sur Instagram où l’on retrouve un compte dédié à la “noliju team” dédié à mes communautés de nolijettes et ambassadrices. On y publie leurs photos entrain de porter du nolju.

On a la chance de pouvoir se réunir assez souvent à l’occasion d’événements comme la course pedestre Nice-Cannes avec 6 équipes de nolijettes présentes.

Plusieurs ambassadrices représentent la marque comme Célie Fit, triathlète qui nous suit depuis le début, Sandrine Arcizet, qui anime l’émission “GymDirect”sur C8 et qui anime des sessions sur Youtube dans les habits Noliju. Je suis entrain de monter une collaboration également avec Alexia Barrier, navigatrice qui vient de finir le Vendée Globe.

Ce qui me plaît, c’est de pouvoir les faire se rencontrer, d’échanger au maximum dans un esprit participatif.”

La plus grande difficulté recnontrée depuis la création il y a 5 ans…

“Ce n’est pas du tout pareil de faire du marketing pour une marque qui existe depuis 20 ans, qui a déjà une notoriété, que de créer une marque à partir de zéro. On s’imagine toujours que c’est sympa, on met les produits sur Instagram et on s’imagine que ça va se vendre. Non ! ça ne marche pas comme ça. Une communauté s’acquiert avec le temps, et je pense qu’on néglige l’importance du temps pour créer un marque et une notoriété. C’est une vraie difficulté, d’autant plus que lorsque l’on est entrepreneure, on a pas les moyens de communication qu’ont les grandes marques. Même en en faisant un maximum, c’est toujours très long.”

Une stratégie de communication basée sur le contenu.

“Je travaille sur le contenu autant que faire se peut. Mais le contenu coûte parfois cher. Les influenceuses, les ambassadrices le disent. Je cumule en plus le contenu, aux tissus et à la fabrication. C’est la problématique des marques BtoB comme la mienne. Mais c’est un modèle hyper intéressant, complet et passionnant.

Présente sur les réseaux sociaux, j’ai pu m’exprimer rapidement en termes de contenus. J’ai créé très vite un blog, notamment pour pouvoir réaliser et diffuser les interviews des nolijettes, des amabassadrices qui expriment ce qu’elles ressentent, mais aussi des publications sur leur quotidien (sport, travail, enfants, alimentation…).

Les événements ont été également un levier, davantage en région, mais j’ai eu un pop-up Paris et à San Francisco.

Il faut donc travailler le contenu et en faire encore davantage.”

La cible client

“Les championnes du quotidien, il y en a tous les âges, des femmes qui démarrent dans la vie active, des jeunes mamans, des sportives de haut niveau ou pas, des entrepreneuses… toutes ces femmes qui se dépassent au quotidien.”

Le modèle des préventes.

“C’est un modèle que j’ai testé depuis deux ans, au départ sur des plateformes comme Kickstarter ou Ulule. C’est un nouveau mode de commercialisation qui est assez écoresponsable car on propose un produit sous forme d’un échantillon, un prototype. On ne part pas tout de suite sur la production. On peut ensuite précommander à partir de photos et vidéos réalisées sur cet échantillon. On part ensuite sur une production qui correspond juste à la demande enregistrée.

Je me suis rendue compte justement que ma communauté a aimé les tests que j’ai fait pendant les confinements. Les nolijettes ont exprimé le fait qu’elles étaient heureuses de participer à ces préventes parce qu’elles avaient l’impression de participer à l’aventure de l’entreprise. J’ai souhaité développer cette patie là en m’appuyant sur ma communauté et en les interrogeant régulièrement via des questionnaires. J’ai migré mon site Internet depuis le 3ème confinement de façon à pouvoir intégrer directement les préventes.

Il y a aujourd’hui sur mon site l’eshop et les préventes. J’ai du lancer en l’espace de deux mois 3 préventes. Les dernières préventes sont sur des produits 100% made in France. Je souhaite conserver un rythme de toutes les 3 semaines sur l’année qui vient et privilégier le local et le made in France.

Il y a beaucoupe de travail ! Je fais chercher quelqu’un pour m’accompagner au niveau développement produit. Nous avons beaucoup d’idées avec cette communauté de nolijettes. Il faut ensuite être capable de suivre au niveau prototypage, commande des matières, production…L’idée de fonds est d’apporter toujours du renouveau.”

Noliju dans un 1 à 2 ans

“J’avais déjà développer le digital, maintenant la prévente. Je voudrais justement accélérer ce rythme. Faire un site en adéquation parfaite entre la vente en ligne et les préventes. Mais ce que je voudrais aussi en parallèle, c’est développer la visibilité en physique. Je suis convaincue par le “phygital”.

Les clientes me disent qu’elles n’achètent pas toujours sur Internet.Elles ont besoin de toucher les matières, de voir comme ça taille…Quelqu’un m’a rejoint dans l’équipe pour développer cette partie. Donc il nous faut développer cette visibilité physique à court terme en France, puis à l’international.”

Une visibilité en Europe du Nord.

“J’ai des clientes davantage sur l’Europe du Nord que du Sud à partir de mon site web. Ceci est dûe à une culture des jolies matières confortables. C’est très important pour ces pays comme la Belgique ou les Pays-bas.”

Retour d’expériences sur l’accompagnement du Village by Crédit Agricole Provence Côte d’Azur.

“Le Village a été un formidable relais de communication, qui comme tu le sais est primordiable.

J’ai pu faire de magnifiques événements dans ces superbes locaux. C’est un endroit exceptionnel, bien aménagé pour les entrepreneurs. J’y ai fait le lancement de ma première prévente avec différentes ateliers répartis dans les différentes salles, avec danseuses habillées en noliju, cocktail, photobooth, salon d’essayage, conférence avec une championne de planche à voile dans l’auditorium…”

 

Il faut y croire

“Pour tous ces entrepreneurs qui sont entrain de se lancer, j’ai envie de leur dire qu’il faut y croire, que la parcours est semé d’embûches, certes, mais que l’aventure est belle. C’est long, c’est dur, mais il faut persévérer. Il ne faut pas se laisser influencer par les paroles négatives autour de soi.

Il faut bien s’entourer, se donner les moyens”.

Actualité de Noliju à retrouver sur https://www.noliju.com/

Le podcast de Norah à écouter en itnégralité ici : https://anchor.fm/levillagebyca-pca/episodes/Interview-Human-of-Le-Village--Norah-Luttway--fondatrice-de-la-startup-Noliju-e14o6ke