TrucksMe est une jeune startup qui vous accompagne dans la digitalisation de votre activité de location de véhicules.

Fondée en 2018 par Jerôme Sanzelle et Alain Laroche, elle a été accompagnée pendant 2ans par le Village by CA PCA. 

 

Spécialiste du monde de la location, ils ont développé des outils et des solutions pour faire croître votre business, tout en le simplifiant, grâce à leurs 3 plateformes :

  • Tmobility, plateforme de location en libre-service,
  • Trucksme.rent, site de location multi-enseignes de véhicules utilitaires,
  • Tagency, site de réservation, paiement et outil de gestion.

 

🎙️ Ecouter le podcast en intégralité ! 

 

Jerome Sanzelle a répondu à nos questions :

 

Que fait TrucksMe ?

« C’est une société créée en 2018 qui propose de digitaliser l’ensemble des process dans l’univers de la location de véhicules, que ce soit la recherche de véhicule disponible, la gestion des plannings, le paiement en ligne ou l’identification du client (carte d’identité et permis de conduire).

Du côté du client, on gère la partie caution, l’ouverte du véhicule via l’application mobile, l’état des lieux, le constat des dommages et la remontée des informations du véhicule par boîtier télématique (kilométrage, carburant, etc).

Cela permet au client de louer un véhicule sans l’intervention d’une tierce personne via une application mobile. C’est un de nos produits phares qui s’appelle TMobility et est à destination des loueurs de véhicules souhaitant digitaliser cette partie de leur activité. »

Qu’est-ce que tu entends par loueurs de véhicule?

« Le marché de la mobilité est très large et a beaucoup changé ces derniers temps. Historiquement, on a les grands loueurs comme Avis ou Ada, mais il y a également plein de nouveaux entrants comme Virtuo qui fait de la location ou d’autres acteurs comme les constructeurs, la grande distribution, les opérateurs de masse, les villes, les solutions d’autopartage. C’est un secteur qui est en pleine mutation. »

 

On peut parler d’un nouveau paradigme de la société ?

« On passe effectivement d’une société de propriété à une société d’usage, tout va dans ce sens. On se sert de son véhicule quand on en a besoin, sinon le mieux c’est de partager, d’un point de vue économique comme environnemental (moins on construit, moins on pollue). »

 

Finalement grâce à ton service, on est libre de louer un véhicule quand on veut ?

« Exactement. On a voulu compléter la palette des loueurs traditionnels. L’écosystème a changé mais leur système reste le même : passer à l’agence pour réserver un véhicule. Ils se font grignoter des parts de marché par les nouveaux entrants (comme free2move, Renault, etc). Leur problématique est qu’ils sont professionnels dans leur métier mais ne connaissent rien à la digitalisation.

C’est là qu’on intervient en leur proposant une solution clés en main qu’on peut installer en marque blanche. En quelques semaines, ils peuvent accéder au marché de la location en libre-service sans avoir besoin de réaliser de gros investissements en temps, en énergie ou en équipe.

Vous avez également une plateforme de réservation de véhicules utilitaires, Trucks.rent

« Cette marketplace lancée à la création de la société met en relation les loueurs de véhicules utilitaires et les professionnels pour mettre à leur disposition des véhicules qui sont plutôt spécifiques et difficiles à trouver sur le marché.
Actuellement, on a une offre de courte durée et on travaille sur une offre de location longue durée. »

 

Comment vous est venue l’idée de fonder TrucksMe ?

« Comme souvent dans l’univers des startup, c’est une histoire de rencontres. J’ai rencontré Alain Laroche, puis Jean-François Richardoz m’a mis en relation avec Pierre Ippolito, le fondateur de AzurTrucks.

Alain et moi avions l’expertise technique et l’expérience des startups, Pierre avait l’expertise métier l’expérience de l’univers de la location et des camions.

Il existait déjà des sociétés d’autopartage de véhicules entre particuliers (comme GetAround) mais rien pour les camions. Notre première idée à donc été de créer une solution d’autopartage entre les pros mais en raison de problèmatiques d’assurance, çela ne s’est finalement pas fait. Cette expérience nous a tout de même permis de gagner en expertise sur la digitalisation des process de location et ainsi de construire notre offre TMobility. »

 

Tu as un passif entrepreneurial conséquent

« TrucksMe n’est pas la première entreprise que je crée. J’ai commencé en 1999 avec une agence web de création de site et marketing en ligne puis j’ai créé plusieurs sociétés dont une marketplace dans l’univers du tourisme où j’ai rencontré Alain. Ces expériences m’ont permis de comprendre l’écosystème de la startup, le financement, etc. Elles m’ont permis de m’améliorer. 

 

Alain, lui, a un background technique, et a déjà travaillé pour le groupe Toyota. Il avait également fait une partie de la digitalisation dans son entreprise VigiZen

On entend de plus en plus la notion de « location partagée », vous allez lancer des projets là-dedans ?

« Oui, on va sortir la solution Tsharing, qui est de l’autopartage en entreprise. Elle vise à diminuer les flottes de véhicules en entreprises en les partageant entre plusieurs salariés. Pour cela, on installe des boîtiers télématiques qui permettent de gérer les réservations, les plannings, l’ouverture et la fermeture des véhicules via l’application mobile. Grâce à ça, louer une voiture pour 2h devient aussi simple que réserver une salle de réunion. Cette solution aura de gros impacts RSE.

 

L’environnement actuel est plutôt favorable puisque la Loi d’Orientation des Mobilités va rendre ?

« Exactement, c’est pour ça qu’on répond à cette problématique-là.

D’ailleurs, on va très bientôt sortir une enquête sur Sophia et ses environs pour consulter les entreprise ayant une flotte de véhicules (au moins un véhicule) et savoir s’ils se sont posé la question de l’autopartage, de ses avantages, ce qu’ils attendent en terme de produit et de solution. Le but étant d’arriver avec une solution sur mesure qui correspond aux besoins des clients. »

 

 

Est-ce que la crise sanitaire a fait prendre davantage conscience aux entreprises de leurs besoins ?

« Oui, les entreprises se sont rendu compte qu’elles avaient des actifs qu’elles n’utilisaient pas au mieux. Leur flotte n’est souvent pas optimisée alors qu’elle peut être partagée entre plusieurs salariés mais aussi avec d’autres entreprises voire même des particuliers. Par exemple, les véhicules en entreprise sont utilisés du lundi au vendredi, ce qui permet d’avoir une flotte complémentaire les week-ends et l’été pour les loueurs.

La digitalisation du processus leur permet d’ailleurs d’opérer le service de façon autonome via l’application mobile. »

 

 

Vous avez également une solution de gestion de flotte avec MyGeoTab

« Oui, on est distributeurs agréés de GeoTab, qui est le premier fournisseur de boîtiers télématiques au monde.
Ces boîtiers permettent de comprendre les enjeux de mobilité et ceux que peuvent avoir les entreprises, en particulier sur la transition du thermique à l’électrique. Après quelques mois d’audit on peut vous dire quels véhicules peuvent être passés à l’électrique selon des critères comme les distances parcourues ou les temps d’immobilisation en parking qui permettent la recharge. La partie gestion de flotte qui va avec leur permet de suivre la consommation, les maintenances de véhicules et toutes les autres alertes nécessaires. »

Quel est votre business model ?

« On a un système d’abonnement par véhicule (que ce soit sur TMobility ou TSharing) qui comprend tout, la mise à disposition de l’application, un back office pour suivre l’utilisation, ou encore un site web pour suivre les réservations en marque blanche.

On a également un système de revente de la partie télématique. Aujourd’hui on travaille avec 2 fournisseurs, Kuantic et MyGeotab. L’objectif est d’offrir le meilleur boîtier adapté aux usages et besoins de chacun. »

 

 

Avec le recul, que t’a apporté l’accompagnement du Village by CA PCA ?

« Le Village a été un accélérateur et un moyen de prendre conscience de tout ce qu’il faut mettre en place pour réussir. On a pu confronter notre vision à celles d’autres professionnels,  comme l’équipe du Village, qui sait accompagner, poser les bonnes questions et mettre le doigt où ça fait mal. On en ressorti plus confiant face à l’adversité.
Il y a également le fait de côtoyer d’autres startup pour ne pas rester enfermé et pouvoir discuter de problématiques communes.
Et enfin, il y a le relais de communication. On a toujours besoin de se faire connaître, de faire connaître nos produits et services. Le Village est une caisse de résonnance qui permet d’être en relation avec d’autres acteurs.

Il y a un point qu’on peut faire mais qu’on n’a pas assez travaillé, c’est la mise en relation avec des acteurs extérieurs pour tester nos produits, etc.

On a passé 2 ans au Village, avant la période Covid, où il y avait une vraie ambiance startup… une très bonne expérience... »

 

 

Est-ce que tu penses qu’aujourd’hui, on peut monter son entreprise sans être accompagné ?

« Je pense que c’est possible mais que c’est plus facile d’être accompagné, on a beaucoup plus de chances de réussir.

Quand on crée une startup, on rentre dans un écosystème global avec des acteurs, des règles, des choses à savoir, que ce soit sur la partie juridique, le financement ou l’approche client.
Quand on est seul, on imagine toujours que tout va bien ou que ce qui va mal est de la faute des autres. Être accompagné permet d’être challengé, de prendre consciences des problèmes et d’être confrontés à de vrais clients pour se rendre compte qu’il faut adapter son offre aux besoins réels. »

 

Où vois-tu TrucksMe dans 1 à 2 ans ?

« Aujourd’hui, on a réussi le lancement de nos solutions de libre-service auprès d’acteurs de la location et en particulier de la grande distribution (chez Castorama et Brico Dépôt par exemple) et on est en négociation avec de nombreux autres acteurs.

On attaque actuellement le marché des loueurs, qui ont leurs volontés et leurs visions propres puisqu’ils veulent une expérience digitale en préservant une relation client forte quand celui-ci en a besoin. Ce qui fait la différence de notre offre c’est qu’elle est mixte, elle allie le digital et la vente standard, et c’est ce qui fera la différence à l’avenir.

Dans les prochains mois, l’objectif est de convertir des petits loueurs, des réseaux de loueurs et des grandes enseignes pour prouver la capacité de nos outils, puis de nous développer à l’international. »

 

 

Vous pouvez suivre l’actualité de TrucksMe sur trucksme.com ou sur leurs réseaux sociaux.