AltRnativ est une jeune entreprise qui propose des solutions et des garanties de confiance pour tous dans l’environnement numérique.

Fondée par Eric Leandri en juin 2020, AltRnativ a l’ambition de
permettre à chacun, États, entreprises, citoyens, de reprendre le contrôle
d’Internet.

 

Pour cela, la société propose deux grandes solutions innovantes dans le domaine de la cybersécurité :

  • altrnativ.secure : Réseau d’accès à internet par un système de communication chiffrée, qui assure la protection des données de connexion sur internet.
    Y est associé un service d’anonymisation des requêtes DNS pour lutter contre la récolte et la manipulation des données personnelles.
  • alternativ.protect : Service d’audit de l’exposition d’une personne physique ou morale aux menaces numériques liées aux informations sensibles la concernant disponibles sur internet. En parallèle, altrnativ propose un service de supervision des réseaux sociaux et des remontées d’alertes personnalisées. Altrnativ complète également son offre avec des services de Due diligence.

 

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Eric Leandri a répondu à nos questions :

 

Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours et de pourquoi tu as décidé de fonder AltRnativ ?

 

“J’ai commencé ma carrière dans la cyber sécurité puis j’ai géré un moteur de recherche européen, Qwant, que j’ai fondé et inventé.

Aujourd’hui, je suis revenu à mes premières amours, dans la sécurité. Je me suis rendu compte qu’il est difficile pour des personnes, des PME ou encore des mairies de se sécuriser facilement leurs réseaux et environnement numérique. Je veux leur permettre de le faire facilement.

 

Il y a quelques moi je suis venu présenter une idée au Village by Crédit Agricole PCA : créer quelque chose de plus simple, un réseau de taille européenne avec un partenaire comme Sipartech, opérateur européen d’infrastructures avec 25000km de réseau de fibres optiques, et des brevets avec des partenaires comme le CEA permettant d’anonymiser et de sécuriser les gens sur internet.

Le but était de regrouper tout cela dans un DNS (Domain Name System), c’est-à-dire un logiciel simple à utiliser qui protège un poste de travail d’une entreprise, d’une administration ou à terme, dans le B to C, de particuliers pour quelques euros par mois.

Est-ce qu’on peut reprendre le contrôle de ses données sur internet aujourd’hui?

 

“Il y a 10ans, j’assistais au CES à Las Vegas. Là-bas, des géants de la communication comme Samsung disaient que les questions autour des données personnelles étaient finies, que tout le monde allait les donner, que la « maison de verre » c’était nous, que le concept de « privacy » n’avait pas de sens. Ils disaient que toutes ces données donneraient des services de plus en plus efficaces.

Mais au final on s’est rendu compte que nos données servent surtout à empêcher un crédit, génèrent des problèmes dans nos données de santé, ou plus récemment, peuvent servir à la manipulation politique comme avec Cambridge Analytica par exemple.

 

Depuis, il s’est passé énormément de choses : les CNIL européens (Conseil National de l’Informatique et des Libertés) se sont occupés de la RGPD, et on a commencé à voir l’utilisation des données comme un problème, des grands documentaires sur Netflix comme « derrière nos écrans de fumée » ont commencé à cartonner, etc.

Il y a 10ans, on pensait que c’était un « faux sujet » et qu’il faudrait tout donner, aujourd’hui on est entre les deux.

 

Moi, j’aime les droits de l’Homme, je me suis battu et me bats avec mon entreprise pour l’article 12 autour du droit à la vie privée. Mais il y a aussi l’article 3 qui concerne le droit à la sécurité.

Défendre les droits de l’Homme c’est trouver un équilibre entre les deux et se battre pour la vie privée tout en assurant la sécurité.”

 

 

La CNIL a récemment communiqué sur une augmentation de 25% des notifications de cyberattaques sur la clientèle entreprise mais aussi sur la fonction publique par exemple. L’idée d’AltRnativ c’est d’apporter une solution à ces problèmes ?

 

En effet, l’idée c’est d’apporter une réponse aux cyberattaques mais aussi de fédérer d’autres solutions à travers un réseau très sécurisé pour amener des solutions à implémenter. C’est un réseau ultra sécurisé avec énormément de technologies mais très facile à installer, permettant de sécuriser l’ensemble des postes.

Ca fait pas tout mais ça change déjà la vie. C’est comme aller à un distributeur dans un quartier sensible et pas éclairé par rapport à un distributeur éclairé à proximité d’un commissariat : dans les deux cas, vous pouvez toujours avoir un problème mais il est plus facile et intéressant pour un attaquant d’aller attaquer le premier distributeur.

 

On met en place des systèmes pour vous sécuriser et vous anonymiser mais on ne vous permet pas de faire n’importe quoi sur internet. On a créé un « bright net » en opposition au « darknet » qui vous permet d’aller consulter votre banque, faire vos courses, aller sur amazon ou la librairie du coin, prendre un rendez-vous chez le barbier, etc de façon anonyme et sécurisée mais on ne vous permet pas d’aller sur un site lié à la drogue par exemple. Dans ce cas, vous sortiriez de réseau, donc reprendriez des risques. A des endroits vous serez sans filet.

Notre système sait aussi reconnaître, grâce à des DNS ou des listes blanches et noires, ce que l’on appelle le « fishing » : quand, par exemple, une personne âgée reçoit de faux mails du gouvernement qui vous demandent des données personnelles.

Est-ce que l’offre d’Altrnativ s’adresse également au marché des entreprises ?

 

“Pour le corporate, c’est la même gamme de solutions mais adaptée à l’entreprise : elle se met sur le SI (système informatique).

Mais notre but c’est d’apporter aussi une protection aux entreprises, en leur permettant de voir les informations qu’elles ont laissé en ligne (des signatures, des e-mails, des mots de passe, etc), d’empêcher ces données de servir pour du hacking social (mail envoyé à une secrétaire avec un mauvais lien par exemple).
C’est un mix entre la possibilité d’éviter de recevoir des ransomware mais aussi d’empêcher de donner des informations permettant d’en créer.

 

Ce système favorise la sensibilisation : en se rendant compte qu’en tapant un nom sur internet on trouve un mail, un numéro de téléphone, etc, on se rend compte qu’on peut totalement recréer un profil, ce qui peut être problématique.

Pour un élu, par exemple, ça peut devenir un problème. Avant, il avait peut-être son entreprise, il était peut-être commercial, et toutes les informations restent là et peuvent être retrouvées. C’est le genre de choses dont il faut que les gens se rendent compte aujourd’hui.”

 

 

Une fois qu’on a détecté cette présence de data personnelles sur le web, est-ce qu’on peut faire le ménage ?

 

“Souvent, ces données ont été publiées par nous-même (sur Facebook ou whatsapp par exemple, ou sur un contrat qu’on a laissé sur internet). Si l’on sait ce qui a été partagé et où c’est, ça va être assez facile de remédier à ce problème et d’augmenter sa sécurité.
On sait également que certaines informations que l’ont met sur internet vont y rester, ça permet donc d’éviter de publier certaines choses, comme un contrat où peut apparaître notre signature.”

Vous avez également créé AltRnativ radio, qui est un système permettant de faire de l’alerte population.

 

“Oui, on continue dans la sécurité. Gael a fait ça depuis 6 ans, dont 4 ans avec moi chez Qwant, avec comme idée d’obtenir de l’information (sur les tsunamis par exemple avec de l’IOT (Internet Of Things)), et d’en générer une alerte (on vient par exemple d’installer une antenne sur le toit du Village by CA à Sophia Antipolis qui nous permet de voir tous les avions sur 600 km à la ronde). On récupère ces données et les amène aux alertes, qui fait qu’en cas de danger, les téléphones vont sonner automatiquement, sans avoir besoin de télécharger d’application, pour alerter la survenance d’un tsunami ou encore d’un incendie.

Il y avait un décalage par rapport aux autres pays qui imposaient déjà l’alerte population, on s’est beaucoup battus pour l’imposer et ça va devenir une obligation européenne dès l’année prochaine. Nous on l’a déjà testé sur de très grandes opérations aux Antilles.

L’armée a acheté nos produits et en a mis un peu partout, et cet été les pompiers (à qui on avait déjà proposé nos produits il y a 2 ans) leur a demandé des données pour sécuriser leurs canadairs. Voilà le genre d’opérations qu’on est capable de réaliser.”

 

 

Vous êtes combien dans l’équipe ?

 

“Il y a quelques mois on était 6, puis, 12, aujourd’hui on est 27, on sera environ 40 d’ici la fin d’année et l’objectif est d’atteindre 100 à l’horizon 2024/2025.

Notre croissance se passe très bien. On a déjà de premiers très gros comptes parmi nos client, dans le CAC 40, on commence à avoir des villes, des aéoroports.

 

Au début, on faisait surtout du one shot (on faisait un test, du RH on protégeait des résultats sur internet, on faisait de la recherche). Ce sont devenues des commandes récurrentes, mensuelles ou annuelles. Aujourd’hui on est même capables de proposer notre offre globale aux Etats pour ramener de la souveraineté. On commence donc à s’ouvrir à l’international, en Afrique, en Amérique Latine par exemple.”

Comment tu vois AltRnativ dans 1 ou 2 ans ?

 

“Je vois AltRnativ comme un acteur de la cybersécurité qui comprend la mise en place de plateformes, qui intègre un écosystème de partenaires (puisque dans la cybersécurité, personne fait tout). On est une plateforme au milieu qui, en assemblant les technologies, permet aux gens de retrouver la main sur leurs données, de retrouver leur souveraineté.

Je voudrais nous positionner comme le livreur de solutions qui embarquent nos boîtes françaises et européennes pour des vraies solutions en cybersécurité qui remplacent les solutions déjà existantes.”

 

 

Ca fait déjà presque 1 an que tu es au Village. Quelle est ta vision sur le rôle que peut jouer un accélérateur ?

 

Je vais prendre l’exemple de cette année qui a été particulière. On a eu 3–4 temps incroyables pendant lesquels vous nous avez aidé à gérer nos équipes, à mettre en place des demandes qui changeaient assez rapidement à cause de la pandémie, etc. Tout ça nous fait gagner énormément de temps, parce qu’à côté de ça on avait toujours nos obligations, on était encore en pleine phase de création, on pouvait pas se permettre d’arrêter tout ça. Je n’ai pas eu à penser une minute à tout ce qu’il fallait faire dans un environnement de bureau. Même quand on a pu revenir en présentiel, vous nous avez trouvé de nouveaux bureaux pour nous permettre de continuer à grandir.
Ca a l’air de rien, mais vous faîtes une gestion globale qui est juste énorme et nous a permis de reprendre une activité à peu près normale. Vous prenez en charge tous les petits détails qui demandent beaucoup de travail, qui pour nous sont des heures perdues puisque pas mises dans le cœur du développement.

 

Le village by CA c’est aussi des locaux que vous mettez à notre disposition, une ambiance avec des événements et de l’animation, par exemple, quand je suis arrivé ce matin il y avait du monde, la Région est passée, etc. Et c’est aussi un accompagnement : vous nous avez permis de mettre une antenne sur le toit, vous nous avez aidé sur nos decks, BP pour lever des fonds et vous nous fixez des guidelines qui nous permettent de finir beaucoup de choses.

La simplification que j’ai trouvée chez vous, c’est ce qui nous a permis de passer de 6 personnes à 27 dans ce court laps de temps”.

 

 

Plus d’infos sur https://altrnativ.com/

 

Le podcast à écouter ici :https://anchor.fm/levillagebyca-pca/episodes/Interview-Human-of-Le-Village-by-CA-PCA--Eric-LEANDRI--fondateur-et-prsident-de-AltRnativ-e1763ca/a-a6gh1t3

 

Le Village by Crédit Agricole PCA : https://provencecotedazur.levillagebyca.com/