En trois ans et sous l’impulsion de son équipe dirigeante, le Village, l’accélérateur du Crédit Agricole PCA a fait de l’accompagnement du dirigeant sa raison d’être. Avec succès.

 

Il vient de fêter ses trois ans. Depuis son inauguration à Sophia Antipolis, le Village by CA Provence, le laboratoire d’innovation de la Caisse régionale du Crédit Agricole Provence Côte d’Azur (PCA), se veut un lieu de rencontres entre grandes entreprises, ETI, PME, institutionnels et startups afin qu’ils coopèrent, innovent et se développent sur le territoire. Bref, un accélérateur du business qui joue pleinement son rôle et qui est devenu un gros bourg au sein du réseau des 39 villages lancés par la banque verte au niveau national.

Les explications de Jean-François Richardoz, son directeur, et d’Aurélien Lallemant, responsable communication, qui parlent d’une même voix.

 

Quelle est votre mission?
Elle est d’aider les entreprises du territoire à basculer positivement dans la transformation de leur industrie en les aidant à aller chercher de l’innovation auprès des startups qui ont intégré notre programme d’accélération. Et inversement, aider ces dernières à s’appuyer sur ces grands frères qui les soutiendront pour trouver plus rapidement des marchés et des solutions.

C’est notre fil rouge depuis trois ans. On en est les chefs d’orchestre. Notre volonté est d’apporter un soutien supplémentaire aux forces de la région comme le tourisme, le bien-vieillir... pour les amplifier. En aidant ces jeunes entreprises à grandir, en fertilisant ce territoire, c’est tout l’écosystème et ses acteurs qui en tirent profit.

 

Quelle est votre valeur ajoutée?
Chaque village est autonome dans son organisation, animation et accompagnement qu’il propose. Le Crédit Agricole Provence Côte d’Azur nous a laissé carte blanche et nous avons développé notre identité propre.

Notre spécificité et priorité, c’est l’accompagnement du dirigeant. Et ce n’est pas ce que l’on avait forcément identifié au départ: nous étions davantage dans l’animation. Quand une startup arrive au village, on ne lui vend pas une levée de fonds. Ce n’est pas une fin en soi. Mais on sait le faire et on a les réseaux pour.

On apprend avant tout au dirigeant à être solide, autonome, à prendre ses décisions par lui-même, à être éclairé. On le challenge dans sa vision et pour qu’il monte en compétences, plus précisément, dans l’appropriation des techniques et management de ventes sans oublier la finance des entreprises.

On s’est rendu compte que bien souvent, il avait une vision erronée du commerce et de la vente. Pendant 23 mois, on forme les startuppers sur ces sujets précis, avec des livrables. Nous utilisons des outils digitaux qui tracent nos actions. Il nous a fallu deux ans de formation pour acquérir cette compétence qui nous manquait.

 

Quels en sont les résultats?
Ce sont 46 startups accélérées en 3 ans qui ont créé 70 emplois nets et qui ont levé 11 M€. Nous avons aussi des exemples de fertilisation croisée comme le montre le projet Mycovigne de la deeptech Mycophyto [spécialisée dans la biodiversité des sols, ndlr] que nous accompagnons. Le projet embarque le Centre du Rosé, institut de recherche et d’expérimentation visant l’excellence vinicole, le Château Sainte-Roseline avec le soutien financier du Crédit Agricole Provence Côte d’Azur.
On participe à l’attractivité du territoire car des entreprises de toute la France candidatent à notre programme d’accélération. Elles ne viennent pas chercher de l’hébergement mais de l’accès au réseau et de la montée en compétences. On accompagne d’ailleurs des entreprises de Draguignan, Toulon, Manosque mais aussi de Paris et de Besançon. Nous sommes aussi fiers d’avoir tout mené de front et avancé dans l’animation, le développement d’expertise, la stratégie...

 

Comment la Covid a impacté le Village ?
On a eu des craintes, bien sûr, en pensant que les gens ne reviendraient plus travailler dans des espaces collectifs comme notre pépinière. Mais nos 1.600 m2 sont à nouveau pleins. Nous avons aussi réussi à conserver une continuité de services. Nous avons beaucoup travaillé en digital qui se prête bien à l’accompagnement. Ce qui fait que nous avons suivi et conseillé des entreprises qui sont situées à Draguignan ou Toulon.

 

Source : Nice Matin

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